5 raisons d’utiliser la gemmothérapie

Pourquoi choisir la gemmothérapie

Bourgeons, jeunes pousses, radicelles… avions-nous vraiment besoin de ces embryons de plantes ? Qu’ont-ils à offrir de plus que la phytothérapie classique ? Vitalya vous a trouvé 5 bonnes raisons d’essayer la gemmothérapie !

1- Ce n’est pas une nouvelle thérapie sortie tout droit de l’esprit déjanté d’un spécialiste du marketing.

Vous pouvez être rassuré : la gémmothérapie est en fait une branche de la phytothérapie dont la première utilisation attestée remonte au XIe siècle et à Hildegarde de Bingen ! Bien sûr, il ne s’agissait pas encore de la gemmothérapie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Si on leur reconnaissait déjà de l’intérêt, on utilisait alors les bourgeons en infusion ou en décoction. Il faudra attendre encore quelques siècles pour savoir en extraire toutes les substances organiques.

C’est en effet dans les années 70 que le Dr Pol Henry puis Max Tétau ont étudié l’utilisation des cellules fraîches embryonnaires des plantes et mis au point la méthode d’extraction la plus adaptée. Les embryons végétaux sont mis à macérer 21 jours dans 3 solvants différents : de l’eau, de la glycérine et de l’alcool. Complémentaires, ces solvants permettent d’extraire à la fois les composants hydrosolubles, les composants liposolubles et les autres molécules uniquement obtenues grâce à la macération alcoolique (alcaloïdes, hétérosides…). Le produit fini – celui que vous pouvez acheter en parapharmacie – s’appelle macérat-mère ou macérat glycériné concentré.

2- Elle présente une grosse concentration en composants biochimiques.

C’est reconnu : les tissus embryologiques sont plus riches en vitamines, oligo-éléments, minéraux, acides nucléiques et enzymes que les autres tissus adultes. En fait, l’embryon végétal comprend déjà tous les composants biochimiques de la globalité de la plante (le totum), mais forcément en beaucoup plus concentré puisque celui-ci doit traverser tous les stades du développement jusqu’à sa maturité. Il est en prime enrichi de sève.

3- Elle offre une grande diversité de substances.

Rappelez-vous que le bourgeon, la jeune pousse ou le radicelle doivent donner naissance à la branche, la feuille, la fleur, la graine, l’écorce, le fruit… L’embryon végétal comporte donc des substances nécessaires à son développement. Appelées facteurs de croissance, elles disparaîtront si on laisse la plante se développer. Il s’agit principalement de phytohormones de croissance qu’il est impossible de retrouver dans les plantes adultes :

  • l’auxine. Elle permet notamment la croissance en longueur de la plante. On s’en sert communément comme hormone de bouturage et pour développer des fruits qui ne nécessitent pas de fécondation (comme la banane par exemple).
  • les gibbérellines. Elles stimulent la croissance et provoquent la floraison. On les utilise pour faire grossir les grains de raisin sans pépin ou pour obtenir plus de malt pour produire de la bière ou plus de saccharose dans la canne à sucre.
  • la cytokinine. Elle active la division cellulaire et joue un rôle dans la croissance et la différenciation cellulaire.
  • l’acide abscissique ou abcissine. Ce n’est pas tout à fait une hormone de croissance. Son rôle est de permettre aux bourgeons de s’adapter au mieux aux conditions extérieures.

4- Elle propose une vision holistique de l’humain.

En fait, la gemmothérapie reprend un peu les principes de l’homéopathie. Ce qui n’est pas surprenant quand on sait que Henry et Tétau ont tous les deux été homéopathes. C’est donc une thérapie douce. En plus, elle présente moins de contre-indications que les huiles essentielles. A l’instar de l’homéopathie, il est ici question de rééquilibrer l’organisme en profondeur et en douceur. On estime que celui-ci est capable de s’autoréguler. La physiologie l’emporte sur la pathologie.

En fait, le principe fondateur de la gemmo repose sur le méristème de l’embryon végétal qui lui conférerait des propriétés adaptatives. Qu’est-ce que le méristème, me direz-vous ? C’est un tissu cellulaire spécialisé dans la croissance. Il se compose de cellules indifférenciées, c’est-à-dire qu’une seule de ces cellules peut reconstituer le végétal dans sa totalité. Ainsi, le bourgeon ne va agir que là où il y a un besoin.

5- Elle permet une pratique éthique et bio.

Que ce soit en complexe ou en unitaire, en France, il existe des macérâts de bourgeons bio et made in France élaborés par des laboratoires de gemmothérapie à la démarche éthique. Pour n’en citer qu’un, on vous parlera de Nuvi Laboratoires et de leur gamme Nuvi Gem. Ce spécialiste du végétal travaille avec une distillerie et un réseau de cueilleurs dans les Cévènnes pour récolter du bio au moment précis du débourrage (la phase la plus active du cycle de croissance). Pour la macération, Nuvi utilise de la glycérine végétale extraite du colza bio, de l’éthanol bio et de l’eau purifiée. Le tout est fait dans le plus grand respect du végétal et de l’humain.

Que l’on adhère ou non au postulat du Dr Pol Henry qui prétend que le méristème contient l’« énergie informative » de l’arbre, force est de constater que les bourgeons, les jeunes pousses et les radicelles présentent des qualités uniques et une richesse qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. D’ailleurs, la pharmacopée française a inscrit l’utilisation médicinale des bourgeons en 1965

Et puisqu’il existe des macérats-mères français de grande qualité réalisés avec des bourgeons frais et bio, il est peut-être temps de se laisser tenter !

Bon à savoir : comme toujours, il y a des précautions à prendre avec les compléments alimentaires. Ici, la seule contre-indication est due à la présence d’alcool. Ceux qui ont un foie fragile, les enfants et les femmes enceintes ou allaitantes s’abstiendront.