Elles ont trop souvent mauvaise presse et sont les cibles principales des fabricants de produits d’entretien, pourtant, les bactéries ne nous veulent pas forcément de mal, au contraire, elles peuvent être nos alliées pour notre santé.  Faisons le point sur 2 bactéries lactiques : le lactobacille et le bifidobacterium.

Lactobacille (latin : lactobacillus)

Le lactobacille est de forme allongée dite « en bâtonnet ».On le trouve dans des milieux riches en glucides. En usage alimentaire, il sert à la fabrication d’aliments fermentés comme les fromages, le pain, le vin, le saucisson (quand on vous dit que c’est un allié…).

Dans notre corps, il colonise les muqueuses intestinales, orales et vaginales pour former, avec d’autres micro-organismes, des communautés microbiennes appelées microbiotes. Le plus important se situe dans le tube digestif, c’est ce qu’on appelait auparavant la flore intestinale. Les 2 autres principaux microbiotes sont le microbiote cutané et le microbiote vaginal.

Au niveau digestif, le lactobacille est présent dans la salive, l’estomac et l’intestin grêle. Il tend à disparaître après l’iléon, sa présence étant quasiment nulle dans le côlon. Son rôle est de transformer le glucide qu’il absorbe en acide lactique.

Sur la peau, le lactobacille participe au biofilm cutané, une couche protectrice qui forme un rempart contre les invasions de bactéries pathogènes et autres attaques sources de dermatoses. Sa densité est importante sur les mains, le cuir chevelu, le visage et le dos.

Dans le vagin, le lactobacille forme un biofilm fixé aux muqueuses. Son rôle est de maintenir un ph idéal grâce à l’acidité qu’il produit et de former une barrière contre les agressions d’autres micro-organismes (bactéries, virus, champignons…)

Bifidobacterium « bifidus »

Il existe 32 espèces connues de bifidus. Constitué de plusieurs bacilles de formes irrégulières, la morphologie du bifidus varie selon les espèces.

Egalement utilisé dans la fermentation alimentaire, le bifidus intervient dans la fabrication des fromages et de préparations laitières similaires aux yaourts.

Dans notre corps, le bifidus est présent dans l’intestin, majoritairement dans le côlon, où il participe à l’étape finale de la digestion. A partir du glucide qu’il absorbe, il provoque une fermentation hétérolactique, c’est à dire une production simultanée d’acide lactique et d’acétate. Le bifidus joue un rôle immunitaire important, surtout chez le nourrisson et l’enfant (le lait maternel contient plus de 700 espèces de bactéries, dont des bifidus). Avec l’âge, sa présence dans l’intestin diminue.

Les bactéries, des alliés fragiles

On compte dix fois plus de bactéries que de cellules dans notre corps. Si le nombre impressionne, le moindre déséquilibre peut avoir des répercussions sur la santé en général. En fin de compte, on ne peut se contenter d’un rapport manichéen qui opposerait les bonnes et les mauvaises bactéries. Oui, il existe des bactéries pathogènes. Et les « bonnes » bactéries sont utiles pour les combattre. Les microbiotes participent au bon fonctionnement et à la défense de l’organisme mais ils sont fragiles. Les troubles intestinaux, les infections, les écarts alimentaires, les antibiotiques ou tout simplement le stress peuvent affaiblir les microbiotes et par extension l’organisme dans son ensemble. En réponse à ces aléas, la supplémentation de compléments alimentaires appelés probiotiques, même préventive, peut être indiquée. Tous les probiotiques ne contiennent pas nécessairement la ou les mêmes souches. Isolées les unes des autres, elles sont destinées à des cas précis dont vous aurez un aperçu ici, concernant les gammes PiLeJe. Les supplémentations s’effectuent généralement en cure de 1 à 3 mois, suivant les recommandations de votre médecin ou de votre pharmacien.