Elle fait partie des maux de notre siècle : l’obésité touche actuellement 15% de la population française et cette proportion pourrait augmenter si nos habitudes alimentaires ne changent pas.

L’obésité, une maladie mesurable

Une corpulence normale correspond à un IMC (Indice de Masse Corporelle) situé entre 18,5 et 25. Cet indice s’obtient en divisant le poids par la taille au carré. Les principaux facteurs responsables de la variation de l’IMC sont la fréquence et les heures des repas. Un comportement alimentaire inadapté peut entraîner un surpoids conduisant sournoisement mais sûrement à l’obésité. L’obésité d’une personne est avérée si son IMC est égale ou supérieure à 30 et si le tour de taille chez l’adulte dépasse 90 cm. L’obésité s’accompagne généralement d’autres troubles de santé : diabète, hypertension, hypertriglycéridémie, maladies vasculaires, douleurs articulaires, apnées du sommeil, dépression… et réclame alors une attention particulière.

Éduquer son coup de fourchette

Aucun régime farfelu ne viendra à bout de l’obésité, bien au contraire : si certains régimes promettent une perte de poids fulgurante, et même si les résultats sont en effet rapides, le risque de rechute est généralement élevé, avec une prise de poids souvent 10% supérieure au poids d’origine : c’est le fameux et redouté effet yoyo. Vouloir perdre efficacement du poids, c’est comprendre que les efforts devront s’installer durablement (à vie) et s’inscrire dans une nouvelle hygiène de vie complète. Pour mettre toutes les chances de son côté, il est préférable de se faire accompagner par un nutritionniste ou un diététicien. Les avantages : un suivi médical personnalisé, des objectifs réalisables et donc atteignables, l’apprentissage de bonnes pratiques et comportements alimentaires, la progression en paliers avec périodes de stabilisation, et surtout : le soutien et les encouragements d’une personne extérieure.

La chirurgie bariatrique : quand l’accompagnement nutritionnel échoue

Face à un IMC supérieur à 40 (35 si accompagné de complications) et si la prise en charge nutritionnelle a échoué, la chirurgie bariatrique est envisagée. Il s’agit d’une spécialité qui consiste à effectuer une modification anatomique du système digestif entraînant une importante (mais vitale) perte de poids. Les deux techniques les plus répandues sont la sleeve gastrectomie et le bypass gastrique.

La sleeve gastrectomie consiste en l’ablation de la grande courbure de l’estomac pour n’en garder qu’une capacité résiduelle d’environ 200 ml. L’opération est lourde et irréversible.

Le bypass gastrique consiste à court-circuiter l’estomac du tube digestif. Les aliments arrivent directement dans la partie moyenne de l’intestin grêle provoquant une malabsorption des aliments et nutriments dont les graisses. Bien que complexe, la réversibilité de l’opération reste possible.

Comment manger après une chirurgie bariatrique ?

Les patients opérés connaissent une perte de poids impressionnante (60% à 70% la première année, 70% à 80% après 5 ans) avec une nette amélioration de leur santé générale. Le bémol : il faut prévoir un suivi nutritionnel adapté car la digestion peut devenir inconfortable si les bons gestes ne sont pas adoptés. Les premiers repas suivant l’opération doivent être mixés ou liquides et ingérés lentement par petites portions. Pour aider, on conseille d’utiliser de petites assiettes, de couper les aliments en petits bouts, poser les couverts après chaque bouchée et prendre le temps de mastiquer avant d’avaler. Les protéines sont privilégiées afin d’éviter une fonte trop importante des muscles. Les boissons doivent être prises à distance des repas et on bannira les boissons gazeuses. Les aliments hyperglucidiques ou hyperlipidiques peuvent provoquer des sensations de malaise imposant une réduction et un fractionnement de leur consommation.

Pallier les carences en vitamines et nutriments

Le risque de telles opérations, et plus particulièrement du bypass, ce sont les carences nutritionnelles. La modification anatomique du tube digestif empêche l’absorption complète des nutriments et il faut alors envisager une supplémentation en vitamines, minéraux et oligoéléments pour maintenir l’organisme en forme. Les carences connues après une chirurgie bariatrique interviennent sur les vitamines du groupe B (B1, B6, B9, B12), les vitamines liposolubles (A, D, E, K), le fer, le zinc, le sélénium et le cuivre.

Un produit tout en un pour éviter de sortir le pilulier tous les matins.

La Haute Autorité de Santé recommande une supplémentation systématique, notamment en vitamines D, B12, fer et calcium. Les besoins en nutriments après une chirurgie bariatrique sont nombreux et variés et demandent un suivi personnalisé avec des bilans tous les 6 mois à 1 an afin d’ajuster la complémentation en fonction de chaque cas. Cependant, il serait complexe et onéreux de multiplier les compléments alimentaires nécessaires, c’est pourquoi il existe des compléments alimentaires spécifiquement formulés pour l’accompagnement post-bariatrique. C’est le cas de des micronutriments essentiels Lifinov, un produit du laboratoire lorientais Effinov, spécialiste de la micronutrition. Son apport en 12 vitamines, 8 minéraux et en oligoéléments comble les carences au quotidien avec seulement 1 gélule par jour au moment d’un repas. Enrichi en L-Tyrosine, Lifinov prévient le risque de fatigue et de stress, qui peut être causée par la dénutrition protéique. Il peut d’ailleurs être associé à Effinov Amino Effinov pour un apport plus important en protéines et/ou Effinov Omega 3 Effinov en cas de carences en acides gras polyinsaturés.

L’importance d’un suivi nutritionnel

Ce sera l’enjeu majeur des patients opérés : s’assurer de conserver un apport en micronutriments de qualité afin d’éviter tout déficit. Car si d’expérience, les médecins connaissent les carences « classiques » après la chirurgie bariatrique, d’autres déficits peuvent être constatés en fonction des habitudes alimentaires et la capacité de chaque organisme à absorber les micronutriments. Et c’est là le rôle du professionnel de santé : au-delà des bilans biologiques, la maîtrise des signes de carences comme l’apparition de troubles fonctionnels doit permettre l’ajustement du protocole de complémentation afin de réduire tout effet secondaire indésirable dans le but de vivre sa perte de poids plus sereinement et plus en forme.