Les crèmes solaires réservées à l’été ?

Oui, on peut considérer que la crème solaire est un produit saisonnier qui semble renaître dans les rayons des magasins aux beaux jours. Oui, il est impératif et vital de se protéger en été car les rayons du soleil sont particulièrement nocifs en période estivale. Mais si, en été, les bons gestes sont entrés dans les mœurs à coups de campagnes de sensibilisation, on oublie trop souvent que le soleil peut se montrer également dangereux en hiver.

Protéger sa peau : rappels de principe pour l’été

Il existe encore d’irréductibles insouciants. Les aficionados du bronzage arrivent au top du classement. C’est vrai qu’une peau bronzée est agréable à l’œil, mais quand ça vire au carcinome cutané, ce n’est plus joli-joli. Aussi, une peau trop souvent exposée au soleil va très mal vieillir : hé oui, en bronzant, on accélère le vieillissement de la peau. Une peau ridée avant l’heure, c’est déjà moins sexy. Ceci était un message pour les accros de la bronzette.

En bronzant, on accélère le vieillissement de la peau.

© cherryandbees

Pour tout le monde, petit rappel qui ne fait pas de mal : on évite de se mettre au soleil avant 16h00, on porte des vêtements (condition non négociable pour les enfants : tee-shirt à la plage) et des lunettes de soleil,  on met de la crème solaire et on renouvelle l’application autant de fois que nécessaire, on reste au maximum à l’ombre et on s’hydrate pour éviter les coups de chaleur.

Les pièges à éviter

Méfiez-vous de l’eau ! Qui n’a pas opté pour la baignade en mer ou le barbotage en piscine pour fuir la chaleur du soleil ? Alors pour fuir la chaleur, bonne méthode, par contre vous ne fuirez pas les rayons qui passent à travers la surface de l’eau. Puis en sortant, pensez à vous sécher : les gouttes d’eau sur la peau ont un effet loupe qui ne pardonne pas ! Autre piège : le vent. C’est un phénomène bien connu en Bretagne, que l’on pourrait qualifier de soleil « traître ». La brise rafraîchissante fait oublier la sensation de chaleur et, par extension, le réflexe de se protéger : c’est ainsi qu’une alarme naturelle pour la santé de votre peau est mise en sourdine et que le coup de soleil arrive sans prévenir.

Au moins en hiver, on est à l’abri du soleil… FAUX !

UVA, UVB : petite leçon de physique pour commencer

Des rayons du soleil, nous en craignons 2 très puissants : les rayons ultraviolets A (UVA) et les rayons ultraviolets B (UVB). Les rayons ultraviolets C sont quant à eux stoppés par la couche d’ozone. Les UVA traversent les nuages, le verre et l’épiderme. Indolores, ils atteignent sournoisement le derme, quelque soit le temps et même en hiver. A long terme, ils entraînent vieillissement de la structure cutanée (relâchement, rides), dysfonctionnements pigmentaires, réactions cutanées et développement de cancers de la peau.

Les UVA atteignent sournoisement le derme, quelque soit le temps et même en hiver.

Les UVB sont arrêtés par les nuages et le verre mais atteignent l’épiderme. Ils activent le bronzage mais, à forte dose, ils sont responsables de brûlures, d’allergie et de cancers cutanés. Moralité : si les UVB se font plus rares en hiver, les UVA restent nocifs en toute saison et la protection devrait être de mise tout au long de l’année.

La neige ou le miroir maléfique à rayons ultraviolets

la neige fraîche reflète 75 à 90% des rayons du soleil .

Signe ostentatoire du « moi, j’étais en vacances au ski et toi, qu’as-tu fais de tes minables économies ?« , la marque de bronzage du skieur façon raton-laveur a le mérite de prouver 2 choses : que le soleil en montagne est dangereux pour les yeux : portez des lunettes ; et que si on bronze au ski, on peut aussi brûler donc : mettez de la crème solaire ! Ce résultat découle de la réverbération, un phénomène physique que l’on explique par la capacité d’une surface à renvoyer les rayons lumineux qu’elle reçoit. En été, on craint la réverbération du sable fin et clair, dont le taux est situé entre 15 et 35%. Si la mer reflète 10% à 20% de la lumière qu’elle reçoit, attention aux piscines qui restituent quant à elles 25 à 50% des rayons. Mais la détentrice du record (juste derrière le miroir), c’est la neige fraîche, avec 75 à 90% de rayons réfléchis. Voilà pourquoi il ne faut pas badiner avec les protections solaires quand on part à la montagne en hiver car le soleil est bien à craindre autant en été qu’en hiver.

Quelles protections solaires en hiver ?

© plprod

Même en hiver, il est préférable de rester sur des indices de haute et très haute protection, soit des produits SPF50 et SPF30. Si en été on se dirige vers les crèmes tout en 1 (visage et corps) par souci d’économie et de praticité, les crèmes solaires pour le visage peuvent avoir un réel intérêt en hiver, car le visage est quasiment la seule partie du corps qui voit le soleil en hiver. Ces crèmes sont donc plus légères, mieux adaptées à la peau du visage, ne laissent pas de traces blanches et se supportent donc plus facilement tout au long de la journée. Elles remplacent sans souci une crème de jour au quotidien. Pour vous, Vitalya a sélectionné quatre produits à tester cet hiver, en ville comme au ski :

L’émulsion Idéal Soleil anti-brillance SPF50, VICHY (50ml): grâce à son fini mat, vous êtes parfaitement protégé(e) en toute discrétion.

La brume Anthelios SPF50, LA ROCHE-POSAY (75ml): pour les pressé(e)s, d’un geste, la brume dépose un voile protecteur et léger sur votre visage.

Réflexe solaire SPF50+, AVENE (30ml): de la très haute protection qui tient dans la poche : plus aucune excuse pour ne pas se protéger lors des sorties hivernales.

Algamaris stick solaire SPF50+ bio, LABORATOIRES DE BIARRITZ (25g) :un autre format pratique à emporter partout et qui possède la particularité de vous faire bénéficier des avantages des produits solaires bio.

Pour vos produits solaires, préférez les indices de haute et très haute protection.

En montagne, optez absolument pour l’indice SPF50 minimum et n’oubliez pas de protéger vos lèvres avec un baume à lèvres solaire. Enfin, protégez vos enfants : sorties au bord de la mer ou en montagne, ils demandent une vigilance particulière : gardez en tête que les coups de soleil survenus dans l’enfance sont un facteur favorisant l’apparition d’un carcinome cutané à l’âge adulte.