Masque type 1, UNS2, type IIR… : quelle différence ?

Masque type 1, UNS2, type IIR… : quelle différence ?

Sur le site de la parapharmacie, on nous pose toujours beaucoup de questions sur les différents types de masque en vente. Masque type 1, UNS2, type IIR… le choix est vaste et quelle différence y a-t-il vraiment ? On vous aide à faire le point pour que vous puissiez choisir le masque adapté à vos besoins.

D’autant que, face à la circulation très active du virus SARS-CoV-2 et de ses variants, le Haut Conseil de Santé Publique (HCSP) a émis un avis mi-janvier 2021 pour recommander d’utiliser plutôt un masque de type 1 au lieu du masque de type 2, y compris pour les enfants dès 6 ans.

Et vous qui pensiez que plus le numéro était élevé et plus il vous protégeait… Ah ah ah !

Tout d’abord, distinguons le masque grand public du masque chirurgical. Vous êtes soignant ? Allez directement à la 2e partie de cet article.

Les masques à usage non sanitaire

En fait, il s’agit des masques en tissu, aussi appelés masques barrière. Ils sont réutilisables à condition d’être lavés avec un plateau à 60°C de 30 minutes.

Ces masques à usage non sanitaire ont déboulé dans nos existences en mars 2020, au cours du premier confinement. Face à la pénurie de masques chirurgicaux, l’ANSM, en collaboration avec l’ANSES et la Direction générale de l’armement (DGA), ont créé 2 normes de masques, dont les masques artisanaux, ces masques faits maison, font partie. Destinés à la vie en entreprise, à l’école, à l’usage quotidien de tous ceux qui ne font pas partie du personnel soignant, ils ont pour vocation de protéger les autres de vos gouttelettes, et vous des leurs.

Différence entre les masques UNS1 et UNS2

Pour encadrer la production de ces masques barrières, l’AFNOR a établi des normes répertoriées dans la spécification « Spec S76-001 ». Elles se distinguent en 2 catégories :

  • les UNS1 pour usage non sanitaire de catégorie 1. Ils doivent filtrer minimum 90% des particules d’une taille d’au moins 3 microns (soit 3 micromètres ou 3 millièmes de millimètre…) et sont recommandés aux personnels ayant un contact régulier avec le public (vendeurs, commerciaux, certains fonctionnaires…) ;
  • les UNS2 pour usage non sanitaire de catégorie 2. De moins bonne facture, ils doivent filtrer minimum 70% des particules d’une taille d’au moins 3 microns. Réservés davantage aux collectivités et entreprises ne recevant pas de public, ils ont pour objectif de protéger l’ensemble d’un groupe. Les masques que vous avez cousus par vous-même entrent dans la catégorie 2 (UNS2).
Les masques en tissu faits maison sont des masques de type 2 et sont réservés à un usage non sanitaire

Vous le voyez ici, le numéro le plus élevé présente la filtration la plus faible, alors que, comme on le verra plus tard, c’est l’inverse pour les masques chirurgicaux… N’en perdons pas notre latin pour autant, puisque les recommandations du HCSP ont plus ou moins sonner le glas des UNS2.

Donc, à l’avenir, il convient de porter plutôt le masque de catégorie 1 (UNS1) dans tous les lieux clos publics et privés collectifs. Toutefois, le HCSP rappelle qu’un masque artisanal est tout de même plus protecteur que pas de masque du tout !

La bonne nouvelle, c’est que les masques de type 2 sont recyclables, puisqu’ils sont en tissu !

Pour l’achat de vos masques homologués UNS1, veillez à ce que la norme AFNOR Spec S76-001 figure sur l’emballage. C’est une garantie de conformité et donc d’efficacité.

Les différents types de masques à usage sanitaire

Masques chirurgicaux

Adaptés aux professionnels dont le contact avec le public est régulier, ils présentent une meilleure filtration. Ils permettent d’éviter la projection des gouttelettes du porteur tout en le protégeant des gouttelettes des autres. Mais ils ne protègent pas de certaines particules en suspension dans l’air. Et ce sont souvent ceux-ci qui causent le fameux phénomène du mascné.

Ces masques jetables et à usage unique sont des dispositifs médicaux répondant à des normes européennes. En l’occurrence, il s’agit de la norme NF EN 14683 qui distinguent 3 catégories :

  • le type I offre une efficacité de filtration bactérienne d’au moins 95% ;
  • le type II une efficacité de filtration bactérienne d’au moins 98% ;
  • et le type IIR une efficacité de filtration bactérienne d’au moins 98% et est en plus résistant aux éclaboussures.

Et là, plus le numéro du type est élevé, plus le masque est protecteur ! Plus logique, non ?

Pour bien choisir un masque chirurgical, assurez-vous surtout que sur l’emballage figurent le marquage CE, la norme EN 14683 et le type du masque (type I, II, IIR).

Masques FFP

Ce sont ces masques de protection respiratoire en forme de bec de canard ou en coquille dure avec parfois des valves expiratoires. Ils protègent ceux qui les portent contre les gouttelettes et les particules en suspension dans l’air. FFP est l’abréviation de « Filtering Facepiece Particles » qu’on pourrait traduire par « masque de filtration contre les particules ».

Ils sont réservés aux professionnels de santé travaillant dans les hôpitaux, les EPHAD ou autres centres recevant un public à risques ou des malades. Assez peu confortable à l’usage, en terme de respirabilité, vous ne voudrez le porter que par nécessité.

Ils répondent à la norme NF EN 149 et se distinguent également en 3 catégories :

  • les masques FFP1 filtrant au moins 80% des aérosols (fuite totale vers l’intérieur < 22 %) ;
  • les masques FFP2 filtrant au moins 94% des aérosols (fuite totale vers l’intérieur < 8 %) ;
  • et les masques FFP3 filtrant au moins 99% des aérosols (fuite totale vers l’intérieur < 2).

En résumé

Si le numéro de type de masque est indéniablement important, il est au moins tout autant important de suivre les recommandations du fabricant, surtout en terme d’entretien, de durée de port et de remplacement de masque en cas d’humidité.

On vous laisse éplucher l’emballage et les instructions !

Sources : FAQ AFNOR & HCSP