Vers la disparition des moustiques tigres ? Il y a du nouveau

C’est l’information qui pourrait faire trembler les moustiques tigres : le laboratoire Louis Malardé, en Polynésie Française, a développé une méthode sans pesticides pour éradiquer le minuscule mais redouté transmetteur de la dengue, du Chikungunya et du Zika.

Le principe ? Il s’agit d’infecter les moustiques mâles avec la bactérie « wolbachia ». Cette bactérie, transmise par les mâles aux femelles lors de l’accouplement, rendrait les femelles stériles. Elles pondent alors des œufs qui ne peuvent éclore, ce qui éradiquerait peu à peu l’espèce à rayures blanches.

Ces recherches sont certainement accueillies avec espoir dans les zones chaudes, fortement touchées par la présence de moustiques tigres et victimes d’épidémies préoccupantes. Dernière inquiétude en date : la prolifération du virus Zika en Amérique du Sud et en Polynésie en 2015. Particulièrement craint par les femmes enceintes, le virus se transmet par voie sexuelle mais également de la mère gestante à l’enfant et provoquerait chez le fœtus de graves maladies comme la microcéphalie (croissance faible de la boîte crânienne avec déficit cognitif).

La France est-elle menacée par le virus Zika ?

En France, la progression du moustique tigre est observée de près par les autorités sanitaires. Arrivé par le sud-est du pays en 2004, le moustique tigre gagne chaque année du terrain et sa présence a été constatée dans plusieurs départements situés au sud de la Loire.

Pour le moment, aucun moustique n’a transmis le virus Zika sur le territoire français.

Si la majorité des cas français de dengue, Chikungunya et Zika sont des cas importés (infection contractée lors d’un séjour à l’étranger), on dénombre, en 2017, 17 cas de Chikungunya autochtones, dont 15 confirmés, et 1 cas de dengue ou Zika (non confirmé). Un cas de Zika a été identifié en France : il s’agissait d’une transmission par voie sexuelle (partenaire infecté lors d’un séjour dans les Caraïbes). Pour le moment, aucun moustique n’a transmis le virus Zika sur le territoire français et les cas de Chikungunya restent marginaux.

Frappe l’ennemi avant qu’il ne te pique

Face aux risques d’infection, la prévention reste la meilleure réponse. Dès le mois de mai, adoptez ces gestes préventifs pour limiter la prolifération des moustiques et éloigner les trompes des femelles assoiffées de sang de votre peau :

Évitez les zones d’eaux stagnantes, lieu de vie préféré des moustiques. En camping, ne plantez pas la tente près du lac : c’est joli et photogénique mais peu judicieux en matière de moustiques. Chez vous, faites le tour de votre jardin et éliminez tout point d’eau stagnante : une simple bâche détendue et remplie d’eau sur un tas de bois peut servir de couveuse à moustiques. Rangez votre matériel, ne laissez rien traîner qui puisse contenir de l’eau. Vous avez installé une piscine gonflable pour les enfants ? Couvrez-là d’une bâche bien tendue lorsqu’elle ne sert pas. Dans la maison, même combat : ne laissez pas d’eau stagner dans des récipients ou pots et fermez la cuvette des toilettes, qui est aussi une source humide.

Les moustiques sont actifs à l’aube et au crépuscule. C’est souvent durant ces périodes de la journée que l’on se fait piquer. Évitez de sortir durant ces heures ou protégez-vous suffisamment.

Les moustiques sont attirés par l’acide lactique que nous produisons en transpirant : parfois, une bonne douche peut vous sauver des piqûres ! Sur le même principe, évitez les vêtements trop chauds pour transpirer le moins possible.

A l’extérieur, portez des vêtements couvrants, légers et amples (les moustiques piquent à travers les vêtements moulants). Évitez de porter du bleu ou des couleurs sombres : cela les attirerait. Vaporisez vos vêtements avec un répulsif naturel en spray à base d’huiles essentielles Ladrôme (à partir de 3 ans).

Protégez votre peau si elle n’est pas couverte par un vêtement avec un répulsif anti-moustique pour la peau. Si vous êtes contraint(e) de procéder à une application quotidienne prolongée ou si vous devez protéger des enfants, tournez-vous vers des produits anti-moustiques naturels sans DEET. En cas d’imprévu, glissez le roll-on Ladrôme à la citronnelle dans votre sac, il protégera les zones découvertes en un geste. Pour les enfants, Vitalya vous dévoile son coup de cœur : le Bracelet roll & clips anti-moustiques Phytosun Aroms aux couleurs pétillantes et dès 3 ans. Pour les nourrissons, on n’applique rien directement sur la peau : sa meilleure protection sera de rester à l’abri sous la moustiquaire sur la poussette et le lit préalablement aspergés de répulsif pour tissus.

 Investissez dans les moustiquaires : vous en installerez une au-dessus de votre lit en prenant garde qu’elle ne vous touche pas durant la nuit. Veillez à ce qu’elle soit correctement posée (pas d’entrée possible) et vérifiez régulièrement son état (absence de trous).

N’achetez pas de lampes anti-moustiques : elles ont d’abord le double inconvénient de tuer des insectes qui ne vous veulent aucun mal et… de laisser en vie les moustiques. Pour couronner le tout, elles émettent un bruit désagréable. Préférez les bougies à la citronnelle : l’odeur éloigne les moustiques, ça sent bon, ça ne fait pas de bruit et ça ajoute une petite ambiance bien sympathique pour les soirées en terrasse.

Éliminez (comprenez : tuez) les moustiques : entre vos mains, avec une tapette, un magazine enroulé… É-LI-MI-NEZ les moustiques ! C’est trop violent pour vous ? L’idée de causer la mort d’un animal (même celui-ci) vous crève le cœur ? Emprisonnez l’insecte sous un verre, glissez une feuille de papier pour l’y enfermer et relâchez-le dehors (sans vous en vanter).

Vous voici bien informé(e) sur les méthodes de prévention anti-moustiques. Sachez qu’en appliquant nos conseils, vous participerez au recul du moustique tigre et pourrez prétendre au rang de héros national… enfin peut-être pas, mais vous aurez toute la gratitude des peaux à moustiques (dont je fais partie).