Se battre contre des moulins à vent

On entend déjà les plus pessimistes d’entre nous et, oui, on peut l’avouer d’entrée de jeu, l’issue est fatale. Nos tissus s’usent, nos fonctions physiologiques ralentissent, voire se détraquent, les toxines s’accumulent, bref le vieillissement, c’est biologique et irrémédiable. Mais doit-on attendre la mort les bras croisés ? Plus maintenant, car nous connaissons notre ennemi principal : le stress oxydatif.

Oxydation et radicaux libres

Les radicaux libres sont partout et se forment lors de certains processus biologiques (stress, inflammation…), dont les plus élémentaires, comme le simple fait de respirer ! Eh oui, la molécule de dioxygène gagne un électron et forme un superoxyde, soit un radical libre… En gagnant ou en perdant un électron, l’atome ou la molécule devient instable et cherche par tout moyen à capter ou à céder un électron à une autre molécule. Cette réaction en chaîne est communément appelée stress oxydatif.
Malheureusement, les radicaux libres ne sont pas uniquement le fruit de nos fonctions vitales. Une surexposition aux UV, à la pollution et à des polluants, au tabac, une prise de médicaments, la malbouffe, des infections… produisent aussi des radicaux libres et, très vite, on arrive à une surcharge. C’est là où la machine peut se gripper. Et on ne parle pas ici de simple vieillissement cellulaire. On sait aujourd’hui que le stress oxydant contribue à bon nombre de maladies (parkinson, alzheimer, cancers, diabète, plaques d’athéromes, inflammations…). Les radicaux libres en oxydant les composants de nos cellules peuvent causer des dégâts irréversibles dans les tissus, les organes… et même modifier certains gènes.

Et la bonne nouvelle ?

L’organisme sait se battre contre le stress oxydatif et produit lui-même des anti-oxydants très performants comme l’acide urique, le glutathion ou la superoxyde dismutase (SOD) ! Ça va quand il y a peu de radicaux libres, le problème, c’est quand il y en a trop… D’autant que notre capital antioxydants et leur production diminuent avec l’âge. La régénérescence de nos tissus ralentit et la lutte contre les effets néfastes du stress oxydatif semble de plus en plus inégale. C’est à ce moment que prendre un complément alimentaire antioxydant peut faire la différence, bien sûr en parallèle d’une alimentation équilibrée riche en légumes et en fruits, qui sont une source précieuse d’antioxydants !

La solution glutathion

Tous les antioxydants ont un rôle à jouer. La vitamine C inhibe les radicaux libres à l’intérieur des cellules alors que la vitamine E et les caroténoïdes le font au niveau de la membrane cellulaire. Par exemple, la vitamine E est capable d’empêcher l’adhésion du mauvais cholestérol sur les parois des artères. Quant au glutathion, c’est simple, c’est la Rolls-Royce des antioxydants avec sa puissance et sa polyvalence.
Présente notamment dans le brocoli, cette petite molécule est synthétisée à partir de trois acides aminés : la glycine, la cystéine et l’acide glutamique. On le trouve tout d’abord dans le foie, l’organe responsable de l’élimination des substances toxiques, puis dans les reins, le pancréas, le cerveau… Son rôle est de faciliter les échanges d’électrons (donc d’énergie) à l’intérieur de la cellule. Et son champ d’action est vaste.
Petit tour d’horizon. Le glutathion a la capacité de se lier à des toxines comme les métaux lourds, les solvants et les pesticides pour les piéger, de les transformer en composés hydrosolubles et de les éliminer par voies naturelles, dans la bile ou les urines. C’est lui aussi qui participe au recyclage des autres antioxydants. Suite à cette action purifiante, le glutathion se transforme en glutathion oxydé. Le bon glutathion, le glutathion réduit, devient alors mauvais et il est alors nécessaire de générer une nouvelle molécule de bon glutathion.
De façon tout à fait intéressante, des études ont démontré que, vers 45-50 ans, le mauvais glutathion prenait le pas sur le glutathion réduit. Par ailleurs, de bas niveaux de glutathion ont souvent été rencontrés dans des maladies associées au vieillissement telles que la cataracte, la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, l’artérosclérose…

La galénique liposomale

L’utilité de cette molécule est indéniable. Mais on est en droit de se poser la question de l’efficacité du complément alimentaire. En effet, longtemps, seule l’injection en intraveineuse faisait la différence. Les quantités à ingérer étaient trop importantes pour pouvoir avoir de réels effets, car le glutathion était détérioré avant même d’atteindre les cellules. Mais ça, c’était sans compter sur la découverte d’une nouvelle galénique, le liposome. En quoi ça consiste ? L’actif est encapsulé dans une membrane lipidique de forme sphérique. Protégé des sucs gastriques et des enzymes digestives, il arrive intact pour agir au cœur des cellules. Le laboratoire Biocyte est un précurseur en matière de microencapsulation et propose de plus en plus de ses produits sous forme liposomée, et notamment le glutathion réduit à 100mg pour  2 gélules. Et pour augmenter encore son assimilation, le laboratoire l’associe à de la vitamine C naturelle, ce qui neutralise la charge du glutathion et le rend absorbable au niveau intestinal.

Nous avons enfin des armes pour freiner la marche inexorable du temps, alors pourquoi s’en priver ! Ce qui ne nous empêche pas de continuer à écrire de grands poèmes sur ce sujet, qui inspire même les scientifiques !